Boulots noirs

Partager ces instants où le regard sort des sentiers battus…

Archive pour le mois décembre 2006

Vents doux

Vendredi, j’ai écrit à propos des vents violents qui déracinent les arbres. Aujourd´hui, je veux glisser un mot à propos de ces vents doux qui passent au-dessus de la forêt enneigée.

Se promener dans une forêt de conifères chargés de neige est un plaisir chaque fois renouvelé. Même lorsqu’il vente fort ailleurs, à l’abri des arbres la paix et le silence sont remarquables. Parfois, le promeneur touche maladroitement une branche base et un petit paquet de flocons atterrit dans le col de son manteau…

Nuage de neige scintillant au soleil

À l’heure où le soleil descend sur l’horizon, c’est dans une éclaircie, entourée de grands arbres enneigés qu’il faut s’installer pour voir les « pluies d’or ». Ces délicats frissons de neige, que les vents passagers détachent de la cime des arbres, scintillent en retombant dans la lumière du couchant. C’est un des plus beaux spectacles « sons et lumières » que la nature nous offre en hiver.

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Vents violents

Pour moi, 2006 aura été l’année des arbres déracinés par le vent.

En août dernier, en route pour aller pagayer dans la Baie Georgienne, j’ai vu des dizaines de grands arbres déracinés par le vent le long de la rivière Mattawa. Certains secteurs de la ville de Mattawa ont d’ailleurs été durement touchés et le parc Samuel de Champlain, situé non loin de là, a même dû fermer ses barrières pendant plusieurs jours pour réparer les plus gros dégâts.

Un peu partout durant notre séjour à la Baie Georgienne j’ai vu des centaines d’arbres couchés au sol par les fureurs d’Éole, et je remarque de plus en plus d’arbres déracinés lors de mes déplacements sur les routes et en forêt.

Arbre déraciné

Le 15 décembre dernier, un cyclone extra-tropical a défiguré le parc Stanley en Colombie-Britanique. « Les cicatrices de cette catastrophe seront encore visibles dans 30 ou 40 ans » déclarait cette semaine le directeur du troisième plus grand parc urbain d’Amérique du Nord.

Le 7 mars dernier, en faisant le portrait d’un grand orme de ma région (voir « Le bel arbre ») je n’imaginais pas que ces clichés seraient les derniers que je ferais de ce magnifique géant. À ma grande surprise (un orme déraciné est un fait rare) le géant a été vaincu par les grands vents au début du mois d’août; ce coin de paysage est devenu d’une banalité désolante!

Fantôme du grand orme

Dans la vallée laurentienne, religieusement, on a respecté les grands ormes qui règnent sur les grands champs. Et ils sont merveilleux à voir du sommet des collines, promener au rythme lent du soleil, sur le feutre vert des prés, sur le tapis fauve des champs moissonnés, de grands disques d’ombre, rousselés par le pelage des vaches à la sieste. Et quels superbes pied-à-terre ils offrent, les beaux ormes, pour reposer un instant les oiseaux pèlerins ! Semés dans la plaine parmi les clochers des églises, ne sont-ils pas eux aussi, des cathédrales d’autre sorte, ajourées pour la prière menue du peuple des oiseaux ?…

(Extrait de: « La chanson des ormes », Marie-Victorin, Croquis Laurentiens, Paris & Tournai, Casterman, 1920)

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La neige.

Paysage enneigé au crépuscule

Depuis quelques jours, la neige a transformé les alentours en paysage de carte postale.

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Rencontres familiales

Depuis plus de quinze ans maintenant, nous sommes reçu à souper, le jour de Noêl, dans la famille de ma conjointe. On m’y a toujours accueilli à bras ouverts et je leur en suis très reconnaissant.

Hier, le traditionnel repas avait lieu au chalet d’une des filles, et, pour la première fois, en l’absence du papa. Sa santé s’est beaucoup fragilisé au cours de l’année qui se termine; pas besoin d’être extra-lucide pour sentir sa présence entre les sourires et les yeux brillants de ses enfants…

Noël au chalet

Plus tôt dans la journée, une autre première qui m’a beaucoup touché fut le brunch auquel mon fils aîné et son épouse nous avaient convié. La table débordait de victuailles et toute la famille rayonnait de plaisir. Mon petit-fils m’a fait la démonstration de ses prouesses de cascadeur sur son quatre roues virtuel, pour me battre ensuite lors de notre première partie de dames. Pendant ce temps, ses deux petites sœurs lançaient des sourires séducteurs à la volée.

Je suis un papa et un grand-papa très choyé!

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Voeux de Noël

Décor de Noël

À tous et à toute: Un très joyeux Noël!

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Minolta « A »

La petite icône qui orne désormais les titres de mes billets représente une des pièces de ma modeste collection. Le modèle « A » fut vendu par Minolta de 1955 à 1957. Doté d’un objectif fixe Chiyoko Rokkor de 45mm (f:3.5), et d’un système de visée télémétrique, cet appareil utilisait de la pellicule 135 (aussi appelée 35 mm ou 24 x 36 mm).

Minolta A

Contrairement à la majorité des appareils concurrents dont le réglage de la vitesse se faisait péniblement en tournant de minuscules bagues entourant l’objectif, le Minolta A possédait une molette facilement accessible sur le dessus du boîter. Ce système fut repris plus tard sur d’autres modèles Minolta.

J’ai utilisé cet appareil à plusieurs reprise et j’appréciais particulièrement la douceur de son mécanisme et la qualité générale de sa prise en main. Son design tout en courbes est aussi fonctionnel qu’agréable à regarder, mais j’ai toujours trouvé la course du levier d’armement étonnamment longue.

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Sortir de l’ombre

Québec la nuit

Après avoir pataugé pendant des semaines dans les lignes de codes (ceux qui veulent en savoir un peu plus long jetterons un coup d’œil ici), c’est ce soir que je met enfin le nouveau Boulots noirs en ligne. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis content de revenir à la photographie!

PS: La photo ci-dessus à été prise à Québec, le 24 novembre dernier.

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