Boulots noirs

Partager ces instants où le regard sort des sentiers battus…

L’hiver?

Remise agricole dans le brouillard

Curieux paysage dans un drôle d’hiver. Au Québec, nous n’avons pas l’habitude de pareils brouillards au mois de janvier. Ici, le début de l’hiver était habituellement froid et sec, et l’accumulation de neige suffisante pour la pratique du ski et de la raquette. Effets du réchauffement de la planète? C’est plus que possible. L’hiver dernier nous avons connu l’hiver le plus chaud de mémoire de statisticien; l’année 2007 semble vouloir nous surprendre encore plus…

2 commentaires

2 commentaires

  1. Sarah 20 novembre 2007 11:18

    Bonjour M Carles,
    Bravo pour vos photos sensibles, et belles!
    Vous montrez là quelques témoignages des changements qui affectent notre environnement. Il faut montrer la laideur qui nous entoure, que l’on construit. Il n’empêcheque je trouve que même si vous montrez de la laideur, on y voit du beau par votre oeil!

    Je suis particulièrement intéressée par le code français sur le paysage!
    Ne devrait-ont pas appliquer le même ici? On se sauverait de Rabaska!

  2. Raymond Carles 20 novembre 2007 13:27

    Bonjour Sarah,

    Merci de vos bons commentaires. Je suis plus que d’accord avec vous en ce qui a trait à la nécessité d’une loi visant à protéger nos paysages contre la dégradation causée par les constructions non réfléchies et mal encadrées, à l’image du code mis en place par le gouvernement français.

    Mais pourquoi nos gouvernements tardent-ils tant à mettre en place une règlementation qui serait pourtant chaudement applaudie par la grande majorité de la population? Je suis persuadé que la réponse se trouve justement dans votre question à propos du controversé projet de port méthanier auquel vous faites allusion…

    Ici comme ailleurs dans le monde, les grands promoteurs et les politiciens au pouvoir sont trop souvent « copains-copains ». Les premiers financent et soutiennent (pas toujours légalement d’ailleurs) les seconds dans leur accession au postes de commandes; ces derniers renvoient ensuite l’ascenseur à leurs petits amis en leur accordant contrats et privilèges ou en mettant de l’avant des lois et règlementations susceptibles de les favoriser dans leur projets. Analysez un peu les actualités et vous constaterez que ce ne sont malheureusement pas les exemples qui manquent: nombreuses tentatives de privatisation du système de santé, main mise sur le parc du Mont-Orford par un promoteur immobilier, gestion de nos forêts par les compagnies forestières qui les coupent (compagnies qui sont d’ailleurs actuellement représentées par l’ex-ministre Guy Chevrette), etc

    En conclusion: Croyez-vous qu’un code de la protection du paysage québécois serait bien accueilli par les promoteurs, grands et petits, qui sont justement les premiers responsables de la dégradation de notre patrimoine naturel? Certainement pas! Mais ne soyons pas trop pessimistes. Les politiciens ont avant tout besoin de nous pour les élire. Alors, à nous de choisir ceux qui seront les plus susceptibles de soutenir les valeurs qui nous tiennent à cœur. À nous aussi de faire entendre nos voix, aussi souvent que nécessaire, pour nous assurer que ceux qui sont actuellement au pouvoir ne perdent pas de vue les intérêts de la population qu’ils représentent!

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